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AntoineTshitungu - Page 7

  • EXPO: VISAGES DE PAUL PANDA FARNANA

    EXPOSITION

     A l’ESPACE SENGHOR, Chaussée de Wavre 366 du   10 janvier au 8 février 2011

     

    VISAGES DE PAUL PANDA FARNANA

     

     

     

     

     

     

     

    Pour commencer

     

     

    Multiples sont les visages de Paul Panda Farnana, premier Congolais détenteur d’un diplôme d’enseignement supérieur, fonctionnaire de la colonie, combattant de la Grande guerre (1914-1918) sous le drapeau belge, fondateur de l’Union Congolaise, militant du panafricanisme, précurseur du nationalisme congolais,

    avocat de l’égalité de races, de la cause de femmes, des enfants mulâtres, fondateur d’une école pour Congolais en Belgique , entrepreneur, correspondant de presse, orateur redouté et plume au service du Congo et des Congolais…

     

    Sans aucune prétention à l’exhaustivité, l’exposition « Les visages de Paul Panda Farnana » invite à la découverte d’une figure emblématique, sinon unique pour son époque, dont l’héritage politique, intellectuel et humain s’impose par sa pérennité et son actualité.

     

    L’homme dont la voix retentit encore avec justesse plus d’un siècle après sa disparition avait mis le doigt sur les insuffisances du système de gestion, alors en vigueur au Congo, sans jamais tomber dans les manichéismes ni succomber à un quelconque racisme. Il fut un adepte du débat intellectuel et son propos anticipait de plusieurs décennies bien de questions  brûlantes bien de notre époque en termes de projets éducatifs et de modèles efficients de gestion.

    Ses discours, ses articles, ses écrits étaient imprégnés, au-delà de la polémique, des idéaux humanistes et universalistes qui ont modelé son enfance et sa jeunesse en Belgique.

     

    Il est véritablement le précurseur du nationalisme congolais comme projet politique alternatif au système colonial et seul capable, à ses yeux, d’ériger une société égalitaire, débarrassée de tout racisme et voué à la promotion de la population congolaise dans tous les domaines.

    Il en appelle au passé prestigieux des anciens royaumes africains pour prôner la participation des chefs coutumiers aux instances décisionnelles du Congo et pose clairement la question de la participation des Congolais au système de démocratie représentative.

    Il inscrit l’histoire du Congo – et de l’Afrique- dans la lignée de royaumes prestigieux d’antan dont le lustre plaide pour une véritable renaissance des peuples du bassin du Congo, et de l’homme noir partout dans le monde.

     

    En bonne place dans son cahier de revendications figure l’africanisation du cadre de l’administration et notamment l’accès des Congolais méritants aux plus hautes fonctions de l’administration du Congo.

    Une telle réforme suppose l’abandon des critères pigmentaires afin de privilégier le mérite ainsi que l’instauration d’une égalité absolue.

     

     

    Paul Panda Farnana partage avec W.E.B. Dubois et bien d’autres le rêve d’une Renaissance africaine inséparable de l’avènement de l’indépendance des peuples de couleur dont la Conférence de Bandung en 1955 quelques décennies plus tard marquera une étape cruciale.

     

    Dans le domaine de l’éducation, il s’est illustré dès 1919 par des propositions audacieuses consignées notamment dans sa lettre au Roi Albert 1er à savoir :

    la création d’un établissement d’enseignement universitaire sur le sol même du Congo à l’usage des Congolais, l’ouverture d’écoles pour infirmières et infirmiers, d’établissements spécialisés pour initier à la gestion dans une optique moderne les futurs chefs coutumiers.

     

    Il a défendu bien d’autres causes encore qui renforcent son image de précurseur , d’homme engagé, de leader désintéressé et souvent en avance de plusieurs coudées sur son époque.

    C’est ainsi qu’il a défendu bec et ongles « les ménagères », concubines congolaises de coloniaux exigeant qu’il leur soit accordé les droits d’épouses légitimes, ce qui était loin d’être le cas.

    De même s’est-il fait l’avocat des enfants mulâtres au statut problématique dans une société alors acquise à la stricte catégorisation des races. Des enfants trop souvent victimes de l’abandon par leurs géniteurs belges.

     

    En tous les cas la trajectoire singulière de Paul Panda Farnana eut été inimaginable sans la générosité, l’affection, la protection et le soutien constant et quasi inconditionnelle de Louise Derscheid, sa seconde mère, sa marraine, à la fois pianiste virtuose et professeur de piano qui l’initia à la musique et lui prodigua une éducation placée sous le signe de l’ouverture, de la curiosité scientifique, et de l’amour de la nature, dans le respect des principes humanistes et universalistes.

     

     

     

    Antoine Tshitungu Kongolo

    Commissaire de l’exposition

     

  • De l'Himalaya à Matonge

    INVITATION VERNISSAGE
     
    Exposition « De l’Himalaya à Matonge »

     

    Le journal Matongazet met à l’honneur,

    du 2 au 5 décembre 2010,

    les communautés asiatiques du quartier Matonge

    et vous invite à découvrir

    les expositions consacrées au Cachemire et au Bangladesh.

     

    La soirée du jeudi 2 décembre sera tout particulièrement dédiée au Cachemire et vous êtes cordialement invités au vernissage qui se tiendra à partir de 17 heures.

     

    Soirée organisée avec le soutien de Kashmir Council EU

    Les Zakouskis sont offerts par le restaurant indo-pakistanais SHEZAN

     

    Exposition : « de l’Himalaya à Matonge »

    Galerie porte du Sud

    Chaussée de Wavre, 216

    1050   Bruxelles

  • LIGABLO

    Exposition LIGABLO

    Cette grande vitrine ouvrira ses portes le 18 novembre prochain dans la capitale belge, Bruxelles. Une exposition multidisciplinaire qui va proposer au grand public de se plonger au plein cœur de la vitalité créatrice et la force identitaire du peuple congolais. 59jours durant, c’est-à-dire du 18 novembre 2010 au 15 janvier 2011 la ville de Bruxelles vibrera au rythmes de cette rencontre culturelles des artistes congolais. Cet évent entre dans le cadre du 50e anniversaire des indépendances africaines. Ce mot « Ligablo », est un terme tiré du jargon kinois (les habitants de la ville de Kinshasa) qui signifie une petite boutique de ravitaillement qu’on trouve presque à tous les coins des rues dans des communes périphériques. Organisé par la Coopération par l’Education et la Culture (Cec), en partenariat avec la Bibliothèque Royale de Belgique, expo Ligablo met en scène les images et les objets qui ont marqué l’esprit et l’imaginaire congolais de 1960 à nos jours.

    Une valise de francs Zaïrois, des boîtes de lait en poudre Nido, le sabre du Roi Baudouin... Une sélection d’objets emblématiques, insolites, quotidiens ou historiques mais aussi des photos, installations vidéo, textes et autres créations seront présentés selon une scénographie originale inspirée des boutiques sur table qui surabondent le coin des rues de Kinshasa et du reste du Congo : les Ligablos. Concernant les artistes de scénographie, photographie, plasticien, design et graphisme qui seront en exergue, plusieurs grands noms congolais y seront, à l’occurrence ; Colin Delfosse, Aimé Mpané, Louis Kakudji, Sarah Vanagt,… Au sujet des ouvrages qui retracent l’histoire du Congo, la source signale que des auteurs comme Valentin-Yves Mudimbe, Balufu Bakupa Kanyinda, Jean Bofane, Yoka Lye Mudaba, Elikia M’Bokolo, Muepu Muamba, Antoine Tshitungu Kongol,… s’occuperont de la partie écriture de l’exposition Ligablo.

    Dans ce même ordre d’idée, l’intention est de privilégier l’expérience, le contact et l’interpellation du public afin de déclencher une évocation vivante et forte de l’univers populaire congolais. Et l’expo entend apporter un éclairage particulier sur cette commémoration du 50ans du Congo, loin d’une reconstitution chronologique de l’histoire, et une vision principalement congolaise nourrie du dynamisme et de la créativité du peuple congolais. Au delà de l’exposition, Cec propose aussi une série de rencontres et de tables rondes sur la rumba et la littérature congolaise comme lieu privilégié d’expression d’un imaginaire urbain. Conçu comme un espace d’expression mis à disposition de différents intervenants - intellectuels de tous horizons, écrivains, philosophes et artistes…

    Onassis Mutombo (copyright Groupe l'Avenir)