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06/04/2011

Sur Aimé Césaire

"Aimé Césaire à l'oeuvre":

Voilà un ouvrage incontournable. À glisser entre les mains expertes ou novices de tous ceux qui s'intéressent au travail et à la pensée d'Aimé Césaire. À son Cahier, sa poésie, son théâtre, ses discours, ses essais ou, tout cela réuni comme c'est le cas ici, à ce qui constitue ce que l'on est tenu de considérer comme l'une des (si ce n'est LA) plus grandes œuvres de la littérature française, antillaise, « noire » et francophone des XXe et XXIe siècles : le poto-mitan de cette Littérature, universelle, qui s'écrit avec un grand L.

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09/11/2010

Antoine Tshitungu dans spirit Magazine

Talking Turkey

N.B.: Article de Renée Cordes paru dans la dernière livraison de bspirit Magazine ( édité par Brussels Airlines)

Antoine Tshitungu Kongolo
This award-winning writer, 53, hails from the DRC and now lives in Belgium

“I was born in Lubumbashi, which is the second-largest city in the Democratic Republic of the Congo, and came to Belgium nearly 20 years ago. There are a lot of Catholics in the DRC, so St Nicholas Day (6 December) and Christmas are very important family celebrations. The traditional Christmas meal is chicken, prepared any number of ways and accompanied by white rice and vegetables. Even bigger than Christmas, however, is St Sylvester on 31 December. Those who have the means usually get a goat for the holiday meal, while parents buy their children new clothes to wear into the new year.

“Here in Brussels, people tend to spend Christmas at home. On New Year’s Eve I usually dine out with friends in my neighbourhood, the Matongé African district. We all come from different countries, but we have a common bond. I also like strolling through the Grand’Place and the Christmas market, and always enjoy a Belgian beer (my preferred brew is Jupiler) – plus some Belgian chocolate on occasion.”

As told to Renée Cordes

Article de Renée Cordes paru dans la dernière livraison de bspirit Magazine ( édité par Brussels Airlines)

Traduction française:

Histoire de dinde

Nous avons rencontré trois Africains qui s’apprêtent à passer la période des fêtes de fin d’année en Europe, à la découverte de ce qu’ils vont apprécier – et regretter – le plus

Antoine Tshitungu Kongolo
Cet écrivain de 53 ans, récompensé par plusieurs prix, est originaire de RDC et vit aujourd’hui en Belgique

« Je suis né à Lubumbashi, la deuxième ville de la République démocratique du Congo, et suis arrivé en Belgique il y a près de 20 ans.

« Il y a beaucoup de catholiques en RDC, la Saint-Nicolas (le 6 décembre) et Noël sont donc l’occasion de fêtes familiales très importantes. Le repas traditionnel de Noël est le poulet, préparé de mille façons et accompagné de riz blanc et de légumes. La Saint-Sylvestre toutefois, le 31 décembre, est encore plus célébrée que Noël. Ceux qui en ont les moyens achètent une chèvre pour le repas de fête, et les parents achètent à leurs enfants de nouveaux vêtements, qu’ils porteront pour la nouvelle année.

« Ici à Bruxelles, les gens ont tendance à fêter Noël à la maison. Pour le réveillon de Nouvel An, j’ai l’habitude de dîner au restaurant avec des amis dans mon quartier, l’africain Matongé. Nous venons tous de pays différents, mais nous nous sentons proches. J’aime aussi me balader du côté de la Grand-Place et du marché de Noël, où nous dégustons toujours une bière belge (ma favorite est la Jupiler) – et aussi, à l’occasion, un peu de chocolat belge. »

Une interview de Renée Cordes

 

10/05/2010

5e Journée nationale contre l'esclavage

La France célèbre lundi la 5e Journée nationale contre l'esclavage avec des manifestations à Paris et à Nantes précédées d'une cérémonie officielle au Sénat au cours de laquelle Nicolas Sarkozy a exprimé la "détermination" de la France à combattre l'esclavage moderne.

En 2006, l'ancien président Jacques Chirac avait fait du 10 mai une journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.

L'esclavage a été officiellement aboli en France en 1848. La date du 10 mai correspond à l?adoption définitive par le Sénat en 2001 de la loi Taubira reconnaissant à l'esclavage des populations d'origine africaine le caractère de crime contre l'humanité.

La France est "déterminée à combattre sans faiblir" l'esclavage moderne, a affirmé le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un message lu par son ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, lors d'une cérémonie au Sénat.

Commémorer l'abolition de la traite et de l'esclavage, "c'est refuser l'oubli pour ces millions d'hommes et de femmes victimes dans leur chair et dans leur âme d'un système fondé sur une injustice séculaire", a souligné le chef de l'Etat.

Si la France a reconnu à l'esclavage le caractère de crime contre l'humanité, il n'en est pas de même pour d'autres pays européens.

La Fondation européenne du mémorial de la traite des Noirs, ainsi qu'un historien français, Louis Sala-Molins, et un responsable du musée afro-américain de Washington, John Franklin, ont ainsi annoncé récemment leur intention d'interpeler à ce sujet la Grande-Bretagne, le Danemark, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne.

Autre temps fort de cette journée, une cérémonie de commémoration organisée place du général Catroux à Paris (XVIIe arrondissement), devant le monument au général Alexandre Dumas, père de l'écrivain, par l'association des amis du général Dumas, la ville de Paris, l'ambassade des Etats-Unis et l'Unesco.

Le général Dumas, né esclave en Haïti, est "une figure majeure de la Révolution française" et un "symbole de l'abolition de l'esclavage", a souligné l'écrivain Claude Ribbe, président de cette association.

Ce mémorial, 5 m de haut, 5 tonnes, représentant des fers brisés, est le seul lieu de la capitale à évoquer la mémoire des esclaves.

A cette occasion, l'armée française devait rendre les honneurs (Sonnerie aux morts, Marseillaise, Chant du Départ) au général Dumas, aux esclaves et à ses descendants.

Au programme de cette cérémonie figurent également la projection d'un documentaire de l'Unesco "Les routes de l'esclave, une vision globale" évoquant la déportation massive des populations africaines et la présentation d'un spectacle mis en scène par le comédien d'origine guyanaise Stany Coppet, qui incarnera le 13 mai sur France 2 (à 23h50), le général Dumas, dans le film "Le diable noir" de Claude Ribbe.

A Nantes, principal port négrier français du XVIIème au XIXème siècle, et qui se flatte d'être la première ville à avoir brisé le tabou sur son passé, la première pierre d'un mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage devait être posée lundi.

Situé sur un quai de la Loire, où accostaient jadis les bateaux de la traite, le Mémorial de 7. 000 m2, d'accès gratuit, ouvrira en septembre 2011. La romancière haïtienne Yannick Lahens a été conviée pour la pose de la première pierre.

Une esplanade abritera un espace avec 2. 000 plaques commémoratives des expéditions négrières, avant un passage à fleur d'eau à l'intérieur même du quai.

AFP/ 10/05/2010