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07/03/2014

Eia pour les femmes! Eia pour Ngakapi







                                    

 

Il me revient, en ce jour de fête dédiée à la femme, l’une ou l’autre figure féminine que l’histoire a reléguée dans l’ombre et qui cependant aurait mérité une place éminente dans le panthéon de la mémoire collective.

Ngapi, en voilà une dont la beauté, la grâce, la fierté et la conduite altière ont déstabilisé Henri Morton Stanley.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Il me revient, en ce jour de fête dédiée à la femme, l’une ou l’autre figure féminine que l’histoire a reléguée dans l’ombre et qui cependant aurait mérité une place éminente dans le panthéon de la mémoire collective. Je pense à Ngakapi, une princesse congolaise du temps des prétendus héroïques explorateurs,  lesquels ont gravé leur nom dans le marbre, pour avoir rempli des pages et des pages de stéréotypes, des clichés et de jugements péremptoires et injustes, diffusées en Europe,  sur terres prétendument dénuées de civilisation et leurs habitants sauvages, entendez nos ancêtres.

Ngapi, en voilà une dont la beauté, la grâce, la fierté et la conduite altière ont déstabilisé Henri Morton Stanley, au point que ce dernier, parangon de l’arrogance et mythomane avéré qui n’hésite pas ordinairement à tordre la vérité pour entretenir sa légende, se voit obligé de rendre hommage à cette congolaise qui nullement impressionné par le Boula Matari et ses askaris (soldats) lui tint tête, défendant les droits de son peuple menacés par la conquête coloniale.Les textes de cette époque y compris la prose de Stanley minore la femme africaine quand elle n’est pas décrite dans les termes les plus repoussants. Ngakapi a fait une telle impression sur le journaliste explorateur infatué de sa personne qu’il avoue, moment exceptionnelle dans ses écrits, qu’il n’avait jamais rencontré une femme noire d’une telle beauté, d’un caractère aussi trempé, faite pour résister aussi bien aux intimidations des hommes armés qu’à ses tentatives de subornation au moyen des cadeaux.

 Il insiste sur le fait qu’au cours  de tous ses voyages en Afrique, aucune femme n’a fait autant d’impression sur sa personne que Ngakapi. Il souligne que ni dans le Buganda à la cour de Mutesa ni ailleurs dans les royaumes où il avait eu à séjourner il n’avait remarqué une telle beauté.

Ngakapi a inspiré à Stanley des pages étonnantes qui tranchent avec ses menteries habituelles et ses mises en scène destinées à se mettre en valeur. Le voilà obligé à chercher des mots et des images dignes de celle qui lui a résisté alors que le long du fleuve, aguichés par des frusques et des verroteries la plupart de riverains s’aplati devant Stanley. Il la comparera aux Candaces, ses guerrières de Nubie, cavalières intrépides qui résistèrent aux invasions de colonnes romaines !La scène sur le fleuve qu’il évoque attend un cinéaste imaginatif qui la récréerait à  l’écran. Ngakapi, en voilà sûrement un personnage propre à crever l’écran !

 Celle qui a barré la route à Stanley, prompt à berner et à intimider les riverains du fleuve Congo, lesquels à l’époque cédèrent leurs terres sans se rendre compte des enjeux, en acceptant des cadeaux minables : étoffes et chapeaux usés, bouteilles de whisky, et j’en passe Ngakapi fut tout le contraire de la crédulité, de l’avidité, de la soumission et de la démission qui de notre temps encore explique tant de maux. Qu’elle soit à tout jamais honorée. Eia pour toutes celles qui la prendront pour modèle !

Antoine Tshitungu Kongolo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          Eia pour les femmes, Eia pour Ngakapi !

 

 

 

 

 

 

 

Il me revient, en ce jour de fête dédiée à la femme, l’une ou l’autre figure féminine que l’histoire a reléguée dans l’ombre et qui cependant aurait mérité une place éminente dans le panthéon de la mémoire collective. Je pense à Ngakapi, une princesse congolaise du temps des prétendus héroïques explorateurs,  lesquels ont gravé leur nom dans le marbre, pour avoir rempli des pages et des pages de stéréotypes, des clichés et de jugements péremptoires et injustes, diffusées en Europe,  sur terres prétendument dénuées de civilisation et leurs habitants sauvages, entendez nos ancêtres.

 

 

 

Ngapi, en voilà une dont la beauté, la grâce, la fierté et la conduite altière ont déstabilisé Henri Morton Stanley, au point que ce dernier, parangon de l’arrogance et mythomane avéré qui n’hésite pas ordinairement à tordre la vérité pour entretenir sa légende, se voit obligé de rendre hommage à cette congolaise qui nullement impressionné par le Boula Matari et ses askaris (soldats) lui tint tête, défendant les droits de son peuple menacés par la conquête coloniale.

 

 

 

Les textes de cette époque y compris la prose de Stanley minore la femme africaine quand elle n’est pas décrite dans les termes les plus repoussants.

 

 

 

Ngakapi a fait une telle impression sur le journaliste explorateur infatué de sa personne qu’il avoue, moment exceptionnelle dans ses écrits, qu’il n’avait jamais rencontré une femme noire d’une telle beauté, d’un caractère aussi trempé, faite pour résister aussi bien aux intimidations des hommes armés qu’à ses tentatives de subornation au moyen des cadeaux.

 

 

 

Il insiste sur le fait qu’au cours  de tous ses voyages en Afrique, aucune femme n’a fait autant d’impression sur sa personne que Ngakapi. Il souligne que ni dans le Buganda à la cour de Mutesa ni ailleurs dans les royaumes où il avait eu à séjourner il n’avait remarqué une telle beauté.

 

 

 

Ngakapi a inspiré à Stanley des pages étonnantes qui tranchent avec ses menteries habituelles et ses mises en scène destinées à se mettre en valeur. Le voilà obligé à chercher des mots et des images dignes de celle qui lui a résisté alors que le long du fleuve, aguichés par des frusques et des verroteries la plupart de riverains s’aplati devant Stanley. Il la comparera aux Candaces, ses guerrières de Nubie, cavalières intrépides qui résistèrent aux invasions de colonnes romaines !

 

 

 

La scène sur le fleuve qu’il évoque attend un cinéaste imaginatif qui la récréerait à  l’écran. Ngakapi, en voilà sûrement un personnage propre à crever l’écran !

 

 

 

Celle qui a barré la route à Stanley, prompt à berner et à intimider les riverains du fleuve Congo, lesquels à l’époque cédèrent leurs terres sans se rendre compte des enjeux, en acceptant des cadeaux minables : étoffes et chapeaux usés, bouteilles de whisky, et j’en passe.

 

 

 

Ngakapi fut tout le contraire de la crédulité, de l’avidité, de la soumission et de la démission qui de notre temps encore explique tant de maux. Qu’elle soit à tout jamais honorée.

 

 

 

Eia pour toutes celles qui la prendront pour modèle !

 

 

 

Antoine Tshitungu Kongolo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Il me revient, en ce jour de fête dédiée à la femme, l’une ou l’autre figure féminine que l’histoire a reléguée dans l’ombre et qui cependant aurait mérité une place éminente dans le panthéon de la mémoire collective. Je pense à Ngakapi, une princesse congolaise du temps des prétendus héroïques explorateurs,  lesquels ont gravé leur nom dans le marbre, pour avoir rempli des pages et des pages de stéréotypes, des clichés et de jugements péremptoires et injustes, diffusées en Europe,  sur terres prétendument dénuées de civilisation et leurs habitants sauvages, entendez nos ancêtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Il me revient, en ce jour de fête dédiée à la femme, l’une ou l’autre figure féminine que l’histoire a reléguée dans l’ombre et qui cependant aurait mérité une place éminente dans le panthéon de la mémoire collective. Je pense à Ngakapi, une princesse congolaise du temps des prétendus héroïques explorateurs,  lesquels ont gravé leur nom dans le marbre, pour avoir rempli des pages et des pages de stéréotypes, des clichés et de jugements péremptoires et injustes, diffusées en Europe,  sur terres prétendument dénuées de civilisation et leurs habitants sauvages, entendez nos ancêtres.

Ngapi, en voilà une dont la beauté, la grâce, la fierté et la conduite altière ont déstabilisé Henri Morton Stanley, au point que ce dernier, parangon de l’arrogance et mythomane avéré qui n’hésite pas ordinairement à tordre la vérité pour entretenir sa légende, se voit obligé de rendre hommage à cette congolaise qui nullement impressionné par le Boula Matari et ses askaris (soldats) lui tint tête, défendant les droits de son peuple menacés par la conquête coloniale.

 

Les textes de cette époque y compris la prose de Stanley minore la femme africaine quand elle n’est pas décrite dans les termes les plus repoussants.

 

Ngakapi a fait une telle impression sur le journaliste explorateur infatué de sa personne qu’il avoue, moment exceptionnelle dans ses écrits, qu’il n’avait jamais rencontré une femme noire d’une telle beauté, d’un caractère aussi trempé, faite pour résister aussi bien aux intimidations des hommes armés qu’à ses tentatives de subornation au moyen des cadeaux.

 

Il insiste sur le fait qu’au cours  de tous ses voyages en Afrique, aucune femme n’a fait autant d’impression sur sa personne que Ngakapi. Il souligne que ni dans le Buganda à la cour de Mutesa ni ailleurs dans les royaumes où il avait eu à séjourner il n’avait remarqué une telle beauté.

 

Ngakapi a inspiré à Stanley des pages étonnantes qui tranchent avec ses menteries habituelles et ses mises en scène destinées à se mettre en valeur. Le voilà obligé à chercher des mots et des images dignes de celle qui lui a résisté alors que le long du fleuve, aguichés par des frusques et des verroteries la plupart de riverains s’aplati devant Stanley. Il la comparera aux Candaces, ses guerrières de Nubie, cavalières intrépides qui résistèrent aux invasions de colonnes romaines !

 

La scène sur le fleuve qu’il évoque attend un cinéaste imaginatif qui la récréerait à  l’écran. Ngakapi, en voilà sûrement un personnage propre à crever l’écran !

 

Celle qui a barré la route à Stanley, prompt à berner et à intimider les riverains du fleuve Congo, lesquels à l’époque cédèrent leurs terres sans se rendre compte des enjeux, en acceptant des cadeaux minables : étoffes et chapeaux usés, bouteilles de whisky, et j’en passe.

 

Ngakapi fut tout le contraire de la crédulité, de l’avidité, de la soumission et de la démission qui de notre temps encore explique tant de maux. Qu’elle soit à tout jamais honorée.

 

Eia pour toutes celles qui la prendront pour modèle !

 

Antoine Tshitungu Kongolo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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