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27/06/2009

La présence belge : lecture de Cathy Harris

Ce travail est riche en informations sur des textes encore mal connus dans les milieux africanistes. La lecture poétique insiste sur les particularités de la francophonie belge, dans un contexte colonial sensiblement différent du contexte français. Les analyses concernant la précocité des textes en langues africaines et la proximité de ces langues dans la littérature francophone du Congo belge sont éclairantes. Le chantier mené ici donne l’ampleur de marques coloniales et postcoloniales et de leur démarquage


« La présence belge dans les lettres congolaises : modèles culturels et littéraires, d’Antoine Tshitungu Kongolo , Paris, L’Harmattan, 2009, 447 p. »

Par Cathy Harris  dans  « Agenda interculturel n° 273, Mai 2009, p.30

 

« Cet ouvrage constitue une plongée dans la production écrite du Congo belge au cours de la première moitié du 20ème siècle. L ‘ambition de ce travail est de faire apparaître les interactions-ce que l’auteur appelle les « affinités non fusionnelles »- entre les écrits par les coloniaux et les textes écrits par des Congolais pendant cette période.

Il s’agit de la présentation de sa thèse de doctorat , structurée en trois parties : la première pose les problèmes de périodisation et de méthodologie liés au corpus ; la deuxième s’intéresse aux idéologies véhiculées par les différents discours produits ; la troisième tente une synthèse thématique et poétique de la littérature congolaise durant cette période , à partir de l’analyse de l’œuvre de cinq auteurs exemplaires ; S. Kaoze, Nele Marian, Paul Panda Farnana, Paul Lomami-Tshibamba et Antoine-Roger Bolamba.

Ce travail est riche en informations sur des textes encore mal connus dans les milieux africanistes. La lecture poétique insiste sur les particularités de la francophonie belge, dans un contexte colonial sensiblement différent du contexte français. Les analyses concernant la précocité des textes en langues africaines et la proximité de ces langues dans la littérature francophone du Congo belge sont éclairantes. Le chantier mené ici donne l’ampleur de marques coloniales et postcoloniales et de leur démarquage. L’auteur nous invite à revisiter les sources de malentendus récurrents et profonds entre l’Europe et l’Afrique dont malheureusement l’impact dans le champ de la coopération tend à être minimisé , du moins du point de vue des anciens pays colonisateurs. »

 

 

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