Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

15/05/2007

Pius Ngandu Nkashama : un monstre sacré

Pius Ngandu Nkashama est un des monstres sacrés de la littérature africaine .Né en 1946 à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental), cet immense écrivain au verbe frondeur pourrait résumer , à lui tout seul,  les affres d’une vie d’écrivain dans le Zaïre de Mobutu , où l’idéologie plombée du parti – Etat  ne pouvait tolérer de discours échappant aux normes codifiées par le bureau politique du Parti. Arrêté, torturé dans les caves des Services de Sécurité à Lubumbashi en 1977, puis relégué à Mbuji-Mayi, sa ville natale. Contraint à l’exil, il atterrit en France. Il prit le chemin de l’Algérie, où il enseigna à l’Université d’Annaba. Rien à voir avec les récits tronqués de certains exilés,  en quête de bien-être qui se sont fabriqués a posteriori une biographie sur mesure pour tromper les gogos et qui ont fait de la souffrance des Kasaïens du Katanga, un véritable fonds de commerce. Après avoir été Professeur titulaire à l’Université de Paris III, il enseigne actuellement à l’Université de Louisiane à Bâton rouge (USA).

Son œuvre est une immersion exemplaire tant par son ampleur que par force de l’écriture dans le terreau tourmenté de quarante dernières années du Congo/Zaïre.

Plus que tout autre, son œuvre est le dépositaire des souffrances du peuple congolais, de sa jeunesse martyrisée, de ses guerres dites tribales qui ont impliqué des gosses instrumentalisés par des chefs de guerre, de femmes victimes des pouvoirs phallocrates et pervers. Hérault d’un peuple supplicié titubant dans la souffrance, il s’est voulu aussi une lampe pour son peuple.

L’écriture chevillée au corps, il en a fait le symbole d’une résistance, de la rage de proclamer la vérité face aux censeurs. A l’actif de Pius Nganda Nkashama, plus de soixante ouvrages parmi lesquels des dictionnaires, des romans, des manuels, des livres pour enfants, des pièces de théâtre , des essais, des recueils de poésie etc.

De la descente aux enfers du peuple congolais, il est le mémorialiste sublime, le chroniqueur implacable. Sa description des réalités kafkaïennes du système Mobutu n’a pas d’égal. Ses mots forgés dans les entrailles de nuits soumises à l’agonie sans fin des « étoiles écrasées » furent des repères pour toute une génération déboussolée et sacrifiée.

Il montre à travers des romans comme «  La mort faite homme » ou « Le pacte de sang » que le pouvoir omnipotent de Mobutu aura été bien plus lourd à porter que ne le laissèrent  accroire des écrits à l’eau de rose concoctés par des prétendus spécialistes du Congo et notamment en Belgique. Il dénonce la déstructuration mentale d’un peuple acculé à la folie .

Une folie qui, non seulement apparaît comme un thème récurrent, mais bouscule les normes du langage dans une glossolalie, à la mesure des maux dénoncés et des univers en déliquescence décrits.

Folie qui pervertit les normes du romanesque pour en couler les drames loin des conventions étriquées, dans les friches d’un imaginaire libéré.

 

Antoine Tshitungu Kongolo

Quelques œuvres de Pius Ngandu Nkashama : La malédiction, Paris, Silex, 1983 Le fils de la tribu, suivi de La mulâtresse Anna, Dakar, Nouvelles éditions africaines, 1983 Le pacte de sang, Paris, L’Harmattan, 1984 La mort faite homme, Paris, L’Harmattan, 1986 Vie et mœurs d’un primitif en Essonne quatre-vingt-onze, Paris, 1987 Dictionnaire des œuvres littéraires africaines en langue françaises, Paris, Nouvelles du Sud, 1994

Commentaires

Genève, le 4 juin 2007

Concerne :
Parution d'ouvrages sur la R. D. du Congo

Monsieur,

J'ai l'honneur de vous annoncer la parution chez PUBLIBOOK à Paris (http://publibook.com/boutique2006/auteurd.php?auteur=9747) de l'ouvrage : "République démocratique du Congo. Les générations condamnées. Déliquescence d'une Société pré-capitaliste (Histoire politique)" et du roman de Société "L'Envers du parchemin". Vu le succès rencontré par mes ouvrages à la Foire du Livre de Bruxelles (28 au 3 mars 2007), à la Foire internationale du Livre de Paris (23 au 27 mars 2007) et au Salon du livre et de la Presse de Genève (du 2 au 6 mai 2007) et l'accueil chaleureux des milieux universitaires européens, je suis convaincu qu'ils connaîtront le même succès auprès des lecteurs, des chercheurs africains et africanistes.

Je vous remercie d'avance de l'accueil et de la diffusion que vous accorderez à mes ouvrages et vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée.

Jean I. N. KANYARWUNGA

Écrit par : KANYARWUNGA Jean | 04/06/2007

Cher Monsieur Jean Kanyarwunga,
Cher collègue,
Je suis ravi de votre message.J'ai fait votre connaissance à l'occasion de la Foire de Bruxelles. On a parlé de la Kasapa.Je ne manquerai pas de faire écho de vos ouvrages sur mon blog.

Mes salutations cordiales.
Antoine Tshitungu Kongolo

Écrit par : tshitungu kongolo | 04/06/2007

Bonjour cher collègue Kassapard et ami Antoine Tshitungu Kongolo,

C'est dommage qu'à la Foire du livre de Bruxelles nous n'ayons pas eu assez de temps pour ressasser les bons souvenirs de la Kassapa et surtout de nos parcours respectifs autour d'une bonne Tembo ou d'une Simba (Si, Si, on m'a dit qu'il y en a à Bruxelles!!) ou d'une vieille Stella Artois (par défaut). Ce n'est que partie remise n'est-ce pas. Voici deux analyses intéressants de mes ouvrages par ceux qui s'en sont régalé dès leur parution.

Merci encore pour tout. Et n'oublies jamais qu'un bon Kassapard se reconnaît dans l'adversité!

Salutations cordiales.

Jean I. N. Kanyarwunga


1. République démocratique du Congo Les Générations condamnées Déliquescence d’une société précapitaliste Jean I. N. Kanyarwunga, Paris, Editions Publibook, 2006, 519 p.

René Dumont disait sans ambages en 1991: «Au Zaïre, on est parfois, hélas, descendu dans le huitième cercle de l’enfer, celui que Dante ne pouvait prévoir.» Ce sont les raisons de cette descente aux enfers que Jean I. N. Kanyarwunga décrit tout au long d’un livre dont la lecture ressemble à une série d’uppercuts tant est violente la réalité décrite. Historien congolais vivant à Genève, et ancien étudiant de l’IUED, l’auteur remonte le fil de l’histoire coloniale. Il ouvre les archives d’un pays blessé par des années passées sous la domination de l’Etat belge. Il raconte, avec des faits, des détails, des histoires, comment un Etat moderne, chrétien, sous couvert de missions scientifiques et humanitaires, a pu dresser des communautés les unes contre les autres pour mieux accaparer les richesses du pays, provoquant entre 1880 et 1920 la disparition de près de 10 millions de personnes. Le Congo est un pays riche économiquement. Il a une triste histoire politique. L’ouvrage porte aussi un regard acide sur l’époque de la guerre froide, et montre combien les Etats africains sont restés les jouets du monde occidental avec, souvent, la complicité de leurs dirigeants. On découvre des complots extérieurs financés par des pays européens et les Etats-Unis et appuyés par des hiérarchies catholiques et protestantes (sous couvert de lutte contre le communisme, déjà) qui porteront au pouvoir une des dictatures les plus abominables que le monde ait connues et dont le plus haut dirigeant était pourtant reçu et choyé par tous les pays démocratiques du Nord. Jean I. N. Kanyarwunga, fin analyste, rompu à la lecture des enjeux du développement africain, dresse en définitive un plaidoyer contre une histoire récente, précapitaliste, comme il la nomme, fondée sur une politique de terreur généralisée qui a envoyé à la mort des milliers de Congolais·e·s et détruit par la peur et la corruption une génération d’intellectuel·le·s, entraînant la fuite des cerveaux dont le pays avait pourtant grand besoin. La grande valeur de cet ouvrage réside aussi dans le fait que la description des agissements de cette dictature peut être appliquée aujourd’hui encore à de nombreux gouvernements sur tous les continents, montrant ainsi à quel point des populations entières, génération après génération, ont été et sont dans l’impossibilité de prendre des initiatives pour améliorer leurs conditions de vie. Comment la répression s’abat sur celles et ceux qui osent simplement réclamer le respect de leurs droits élémentaires. L’ouvrage rend un hommage particulier à la résistance des femmes et des filles congolaises malgré les pires humiliations subies. Ici aussi, cet hommage est destiné à l’ensemble des femmes et des filles vivant dans les multiples régions du monde où sévissent les situations de guerre. Un dernier chiffre: plus de 3 millions de victimes dans l’est du Congo ces cinq dernières années. Qui s’en préoccupe véritablement?

Artcile de Marc-Antoine Fournier,
Chargé d’enseignement à l'IUED
in HORIZONS IUED no 51 mars 2007

2. Un diplôme pour quoi faire?

L'envers du parchemin est le premier roman de Jean Kanyarwunga. Il vient d'être publié aux éditions Publibook à Paris.
Le personnage principal du livre avait des rêves pour son pays, la R.D.Congo. Ils ont été séparés par le poids de l'archaïsme et de la médiocratie érigés en système politique. Un système qui opprime au lieu de libérer l'homme sur fond de la dictature ou de scrutin largement arrangé.
Ce roman autobiographique nous fait voyager dans l'univers impitoyable d'un Licencié en philosophie plongé dans les reviviscences d'une enfance agrémentée par le culte de la spontanéité, les insouciances et les diverses occupations des jeunes de son âge. Une enfance encadrée, dans la chaumière familiale, par l'autorité parentale, ce ressort de la marche vers l'autonomie, que vient enrichir une vie paisible, en dépit de la promiscuité et des inconvénients passagers. Une vie faite des contes et légendes fantastiques d'une grande mère soucieuse de retransmettre des valeurs de vie à sa descendance. Dans cette vie toute belle aux couleurs locales et aux référents non perturbés, le personnage principal du livre se sent bien préparé pour affronter, avec optimisme, le monde des adultes. Il a des rêves tournés vers un avenir à créer. Il a des rêves ponctués par l'amour porté aux amis et à sa fiancée. Il voit la vie en rose lorsqu'il accède à une plus grande marche, celle de l'université. Avec, au bout, une formation de linguiste et de philosophe. Avec ses richesses et ses misères. Avec ses perpétuelles confrontations d'idées entachées de quelques petites mésaventures à l'occasion de la remise du travail de fin d'études ou stoppées net par l'incursion des politiques dans la vie estudiantine qu'ils veulent embrigader. Avoir un diplôme en poche ne voulait pas dire opérer - et obtenir - des vrais choix de vie. Pas question d' "être enseignant, réputé, mi-respecté, mi-méprisé sous les regards moqueurs des anciens".
Il faudra exploiter d'autres voies. Par exemple émigrer vers la capitale pour chercher sa place au soleil. Tout sacrifier jusqu'à s'éloigner de sa fiancée qui l’attendait dans son village natal. Une fois à Lipopo, la capitale, il déchante, au vu des difficultés de vie auxquelles sont confrontés les citadins. Des riches et de plus en plus des pauvres. Confrontés dans leur vie aux prix qui grimpent, aux loyers qui renchérissent, aux maladies qui ravagent les plus fragiles, aux saignées des caisses publiques, à la prévarication qui gangrène la machine administrative et à la décadence des moeurs. Il en dresse un tableau accablant: "En abandonnant leurs coutumes ancestrales pour des moeurs putrescentes, les âmes simples avilies croyaient ainsi se moderniser. La prévarication était un sport. Le péculat, un art. La corruption, une nécessité." Que reste-t-il de ce spectacle délirant sinon le fatalisme du citoyen conscient de son incapacité à protester contre ses conditions d'existence?
Certes, des voix s'élèvent dans une résistance clandestine. Un engagement politique naît, par le biais des centres de réflexion sur la crise, pour essayer de changer les choses. Mais, ces voix sont non seulement étouffées et enfermées dans les salles d'interrogatoire de la prison, mais également poussées à grossir les rangs des cerveaux en fuite. Il réussira à s'évader grâce à quelques complicités extérieures et intérieures à la prison. Un pari non gagné parce que "Je préférais fuir ma propre société devenue un échafaudage d'iniquités vers d'autres anachronismes...vers d'autres sociétés humaines. Faites d'une espèce prétendument supérieure mais éminemment redoutable..."
Le roman de Jean Kanyarwunga est écrit dans un style rigoureux et riche en vocabulaire. Il est actuel. Il nous plonge dans une cité immobile marquée par l'impuissance des citoyens face à l'injustice ou à la réalité de la précarité devenue le trait de vie le plus visible et le plus saillant du quotidien. L'envers du parchemin est la traduction d'un parcours bloqué dans l'espace des illusions entretenues. Des illusions renforcées par le poids de l’instabilité économique, de la dictature et de manque de vision des dirigeants qui continuent à pousser les intellectuels africains sur le chemin hasardeux et incertain de l’exil ? Décidément, un parchemin pour quoi faire ?


Par Cikuru Batumike
Journaliste suisse d'origine congolaise. Ancien journaliste à Radio Bukavu et à l'hebdo JUA du Kivu. Auteur des poèmes et essais dont le dernier en date s'intitule "Etre Noir africain en Suisse" chez l'Harmattan.

Écrit par : KANYARWUNGA Jean | 09/06/2007

Bonjour,
Enfin, une formule qui permet de suivre l'actualité littéraire et artistique de ce géant qu'est la RDCongo. Il était temps de sortir de l'ombre des talents dont les oeuvres sont absolument fermées (il y a des oeuvres plus ouvertes que d'autres) en terme médiatique. On parle plus des écrits en provenance de l'Afrique de l'Ouest que ceux de l'Afrique subsaharienne. Merci à Antoine de s'engouffrer dans la brèche ouverte par la toile et de nous faire découvrir la richesse culturelle de son Congo natal. Bonne inspiration.

Écrit par : cikuru batumike | 30/06/2007

Bonjour cher ami Antoine,

Cela fait un bout de temps depuis notre rencontre à la Foire du livre de Bruxelles en mars 2007.

Depuis, je n'ai pas eu du temps pour y revenir. J'espère y être encore pour l'hiver 2011.

Entre temps, j'en profite pour te féliciter pour ton excellent blog que je consulte très régulièrement.

Je t'invite également à consulte le mien: "Forum d'échanges sur l'Afrique (http://forumechangeafrique.blogspot.com) et mon dictionnaire biographique des africains (http://www.dictionnairedesafricains.net) qui paraîtra très bientôt aux éditions Le Cri/Bruxelles.
Tu figures dans la deuxième édition pratiquement déjà prête.

Si tu peux les lister sur ton blog, cela me fera plaisir et je t'en remercie d'avance.

Entre vieux Kasapards, on devrait se tenir les coudes n'est-pas?

Avec mes salutations amicales.

Jean I.N. KANYARWUNGA

Écrit par : KANYARWUNGA | 17/10/2010

Cher Ami et Collègue Antoine,

J’ai le plaisir de t'annoncer la parution de mon « Dictionnaire biographique des Africains », aux éditions LE CRI à Bruxelles, en Belgique et aux éditions BUKU à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Cet ouvrage, dont la rédaction m’a pris 17 ans, comprend plus de 2.500 biographies de personnalités africaines de toutes les époques, de tous les pays du continent sans distinction de races, de langues ou de religions.
L’histoire africaine a toujours été anonyme. J’ai choisi d’en faire l’histoire des Africains. Le choix des personnalités n’a pas été évident.
Ils sont conquérants, politiciens, écrivains, cinéastes, acteurs, sportifs, musiciens, artistes, religieux, saints, papes ou humbles citoyens, etc.
A ma grande satisfaction et malgré sa taille (855 pages) l’ouvrage a eu un tel succès que, ma première lectrice est une jeune fille métisse d'origine congolaise de 13 ans qui a tenu à ce que sa mère lui achète le livre à la Foire du Livre de Bruxelles. Elle voulait absolument connaître ses origines africaines à travers les biographies de ceux qui ont fait et font encore son histoire.
Je suis certain que si tu sera fier d'y trouver ta biographie, et fier de l’avoir ou de l’offrir à tes relations qui seront heureuses de le ranger bien en vue dans leur bibliothèque. celui qui n’y est pas ou pas encore, aura le plaisir d’y trouver un parent célèbre, un ami proche, des personnalités qu'il a toujours voulu connaître.
Ce dictionnaire est destiné aux professeurs, aux étudiants et aux élèves, aux journalistes, aux chercheurs, aux intellectuels et à tous ceux qui veulent découvrir la vie des Femmes et des Hommes qui ont écrit par leurs actes l’Histoire du continent africain.
J’espère que tu vas considérer cet ouvrage comme le meilleur cadeau que tu pourras offrir à celui ou à celle qui se passionne pour l’Afrique.
Je te remercie de partager ma passion et te souhaite toute la satisfaction nécessaire à sa lecture.

Jean I.N. KANYARWUNGA

Canevas

Dictionnaire biographique des Africains

(Pour comprendre l’évolution et l’Histoire africaines)

Pendant des siècles, l’histoire de l’Afrique a été « anonyme », écrit le journaliste et écrivain polonais Ryszard Kapuscinski. Malgré la subtilité des intellectuels à vouloir la reléguer aux franges de la civilisation, sa part dans la marche de l’Histoire universelle reste plus que jamais incommensurable.
Depuis l’Égypte antique jusqu’à la fin du xxe siècle, ses illustres fils et filles se sont taillé la part du lion dans l’évolution du Monde.
Le début du troisième millénaire est une occasion de jeter un regard rétrospectif sur l’Histoire de l’Afrique à travers la vie et l’œuvre de ses acteurs et ses actrices.
L’Afrique dont il est question est bien l’Afrique tout entière, du nord au sud, de l’est à l’ouest, sans distinction de race, de couleur, de langue et de religion.
Tous les pays (petits ou grands) ont donné naissance à d’illustres personnalités, c’est pourquoi ce dictionnaire couvre tous les États africains du xxie siècle sans préjuger de la valeur desdites personnalités par rapport à la taille de leurs pays. Notre but est de donner à chaque utilisateur, selon son intérêt, des références sur l’homme ou la femme qu’il veut connaître.
Certains ont fait l’Histoire, d’autres en ont été victimes, plusieurs sont ses créatures.
Ils sont conquérants, politiciens, écrivains, cinéastes, acteurs, sportifs, musiciens, artistes, religieux, saints, papes ou humbles citoyens, dont les destins se confondent avec celui de leur région, de leur pays et de leur continent.
Qu’ils méritent le piédestal ou le gibet de l’Histoire, qu’on les adule ou qu’on les abhorre, ils restent, au-delà de toute controverse, les repères incontournables de la mémoire du continent et constituent, à l’instar des monuments et/ou des pyramides, son legs au patrimoine culturel universel.

Biographie de l'auteur

Jean I.N. Kanyarwunga est né le 18 août 1953 à Mugwata (Jomba), Nord-Kivu en R.D. du Congo. Il fait ses études secondaires au Petit Séminaire de Buhimba puis au Collège de Jomba et obtient une licence en Histoire à l’Université de Lubumbashi.
Après avoir été professeur à l’Institut de la Gombe à Kinshasa, il travaille pendant une décennie au Ministère du Plan. En 1987, il obtient un diplôme en Etudes du développement à l’Université de Genève (I.U.E.D). Installé à Genève depuis plus d’un quart de siècle, il travaille dans le secteur privé et s’adonne à la recherche scientifique et à la littérature.
Il est auteur d’une monographie politique : République démocratique du Congo. Les générations condamnées. Déliquescence d’une société pré-capitaliste et d’un roman de société : L’Envers du parchemin, publiés aux éditions Publibook à Paris en décembre 2006.

Écrit par : KANYARWUNGA Jean | 20/05/2012

Les commentaires sont fermés.